07/10/2007

Un dernier petit mot

Pas facile de cloturer ce blog et le voyage!

Que repondre a la question : ''Qu'est-ce que ce voyage nous a apporte?''

Allez, c'est parti pour une ebauche de reponse.

  • Tout d'abord, et cela nous semble important, c'est d'avoir repondu a une envie que nous avions depuis quelques annees deja, d'avoir vecu une experience qui nous tenait a coeur. Un reve que l'on concretise...
  • Le trajet fut ponctue de visages, de rencontres. Tant de personnes nous ont gentillement accueillis et nous ont transmis l'envie d'accueillir a notre tour. Ces rencontres ont ete autant de petits partages, des moments de simplicite durant lesquels on en apprenait un peu plus sur l'autre, ses activites, ses experiences, son mode de vie parfois differents.
  • Le velo est un moyen de transport qui vous plonge dans un rythme de vie particulier. Montees et vastes plaines sont l'occasion de reflechir sur tout... et parfois n'importe quoi (ainsi Olivier, a la fin d'une longue journee m'a expose un projet tres serieux auquel il avait reflechi: construire un pressoir a pommes et organiser une fete des pommesSourire).
  • Comment faire abstraction d'un des plus grands problemes actuels: la pollution. Si en Belgique les choses commencent a bouger, en Bosnie, Serbie, Bulgarie et dans certains endroits de Turquie, une simple bouteille en plastique, une fois videe, terminera dans la nature, au bord d'une route ou d'une riviere. Si le plastique et autres produits de consommation sont bien exportes dans ces pays, il a ete malheureusement omis d'y developper des structures de traitement des dechets et de sensibiliser la population.
  • Si le voyage se termine, il nous a booste, donne l'envie de nous interesser davantage a ce qui se passe autour de nous. Il y a encore tant de choses a apprendre et a decouvrir. C'est frustrant de n'avoir aucun avis sur tel ou tel sujet d'actualite tout simplement car on ne s'y est jamais vraiment interesse.
  • Peut-être d'autres choses encore que le temps nous revelera, qui sait?

Ces 6000 km sont bien peu de choses en regard de ce que certaines personnes realisent, mais le voyage nous a comble et a fait murir d'autres projets (la traversee de l'Atlantique a la rame... on rigole...). Nous sommes donc tres contents de rentrer en Belgique afin de les concretiser.

Un immense merci pour vos clics sur ce blog, vos posts, vos encouragements...

 

A bientôt.

Les Mariolles.

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PS : le voyage retour s'est bien déroulé. Nos montures nous ont été ramenées en parfait état. Après avoir arraché une valve de chambre à air (en voulant regonfler nos pneus à l'aéroport de Zaventem car ils avaient été dégonflés pour le transport en avion) et remplacé cette dernière, nous avons parcouru nos 10 derniers kilomètres pour rejoindre la maison de la maman de Marie. La belgique nous a semblé bien verte et les routes bien calmes (même à Bruxelles!) par rapport à la Turquie. C'est gai de retrouver notre plat pays ainsi que vous tous.

 

 

17:42 Écrit par Marie et Olivier dans 15 Un dernier petit mot | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

Turquie fin...

Et hops... le mardi, on repart pour 2 jours de velo. Direction Selçuk, situe a cote des ruines d'Ephes. La route s'annonce sans aucune difficulte: 200 km le long d'une grand-route toute plate pourvue d'une bande d'arret d'urgence nous permettant de rouler en securite. 90 km plus loin, un chauffeur de camion s'arrete et nous propose de continuer le chemin avec lui. La route n'est pas vraiment passionnante alors, on decide d'embarquer nos velos dans sa remorque. Petit arret the en chemin. Coup de bol, comme sa carte de peage est vide, il est oblige de suivre la nationale qui passe juste ou nous nous rendons au lieu d'utiliser l'autoroute. C'est ainsi qu'il nous deposera exactement dans le centre de Selçuk. Nous y trouvons une jolie petite pension, parfaite pour nos derniers jours en Turquie. Apres la visite du site d'Ephes, de la derniere maison supposee de la Vierge Marie et de quelques autres lieux, nous passons nos dernieres journees a lire paisiblement, installes sur les coussins des banquettes de la terrasse situee sur le toit de la pension. Du soleil, des parasols, une brise legere... Gros contraste avec le climat belge et la vie que nous retrouverons dans quelques jours. De temps en temps, le remord nous prend: nous sommes en Turquie et passons ces dernieres journees a lire, aller au marche, discuter avec les autres voyageurs... Mais rien n'y fait:ça fait du bien de glander un peu.

A la pension nous rencontrons notamment deux allemandes plus agees dont l'une a travaille a l'insertion de la population turque immigree. Elle vient regulierement depuis plus de 30 ans en Turquie. Elle a longuement etudie l'histoire et la culture de ce pays. Un soir, un des gerants de la pension explique que si cette partie de la Turquie est sans danger, la partie est l'est bien moins et ce, a cause des nombreux kurdes qui y resident (phrase qu'on a entendue plus d'une fois en Turquie). S'en suit une description assez negative de la population kurde: ''Ils ne veulent pas scolariser leurs enfants'', ''Des medecins envoyes dans cette region ont ete tues'',... Protestations de notre amie allemande qui essaye de faire comprendre au gerant que meme s'ils ne sont pas totalement innocents, les kurdes ne sont pas les seuls responsables de cette situation. Impossible pour le gerant d'entendre un tel discours, il se renferme totalement. Nous ne connaissons pas le sujet et preferons des lors nous contenter d'ecouter. Une chose est certaine: le sujet est plus que delicat. Finalement, l'allemande preferera se taire afin de ne pas deteriorer l'ambiance.

Le lendemain, on decide d'aller visiter Izmir. Descendus du bus a la gare autoroutiere centrale, il nous faut en prendre un autre pour atteindre le centre. On demande a des gens qui travaillent a la gare de nous indiquer ou prendre ce bus. Comme par hasard... il n'y aurait pas de bus entre la gare routiere et le centre-ville. Cependant, des taximen tres sympathiques nous proposent ''Une sacree bonne affaire!!!''. Plusieurs personnes nous tiennent le meme discours. Cela nous semble assez bizarre, alors on se dit que l'on va tout de meme attendre a un arret de bus. 5 min apres, le bus arrive et son tarif est bien moindre que la sacree bonne affaire des taximen. Desagreble sensation: on prend vraiment le touriste pour un pigeon. On en viendrait vite a se mefier de toute personne proposant son aide. Et pourtant, certaines sont vraiment de bonne foi. A part cela, Izmir, troisieme plus grande ville de Turquie, malgre son agreable bazar et son Agora (fermee pour le moment) ne vaut pas vraiment le deplacement.

Comme precedemment mentionne, il fait encore bon ici (22 degres a 19h). Selon les locaux, il n'a plus plu depuis 6 mois. Les agriculteurs irriguent leurs cultures (coton, figues, pasteques, melons, agrumes, noix, tomates,...) grace aux tres nombreux forages realises. Cependant, d'apres certains fermiers, certains villages ont de nombreux puits a sec. Les faubourgs d'Izmir n'auraient meme plus l'eau 24h/24. Le touriste, nous dit un fermier, ne se rend pas toujours compte de la situation puisque les hotels, situes au centre des localites importantes, sont toujours approvisionnes. On dirait bien que certains autochtones ne se rendent pas non plus compte de cette situation: lavage gratuit a grandes eaux des voitures dans les stations essence, ... On passe meme tous les jours devant un petit commerce dont le proprietaire laisse s'ecouler un tuyau d'eau librement pendant la soiree.

Demain, nous roulerons vers l'aeroport d'Izmir et quitterons la Turquie qui nous laissera un souvenir tout en contrastes: mi-figue, mi-raisin.

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17:10 Écrit par Marie et Olivier dans 14 Turquie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

01/10/2007

Petit tour en Turquie...

Derniere journee a Istanbul. Un car doit venir nous chercher a 19h et nous conduire a la station principale des bus. Super, cela nous evitera de rouler dans l'infernale circulation de cette grande ville. 19h : le car est bien la, mais voila, pas de place pour nos velos (et pourtant la compagnie nous avait assure qu'il n'y aurait pas de probleme). Bon...il y a un souper collectif a l'auberge ce soir, des gens sympas... ce n'est pas trop grave si le depart est repousse a demain.
Le lendemain 19h, le car arrive mais toujours pas de place pour nos velos (et pourtant, ils nous avaient garanti que...). Cette fois, le gerant de l'auberge intervient et exige qu'un van vienne nous chercher. Le conducteur du van roule comme un fou et rit de nous voir cramponnes a nos sieges. Apres quelques queues de poisson et des freinages de derniere seconde : on y est, la station principale des bus. Demontage des velos, chargement et installation dans le car. Plusieurs personnes (dont nous) ont des numeros de sieges identiques. Resultat : c'est la foire! Le chef, qui  parle peu anglais, veut nous faire tout decharger pour que l'on prenne le car suivant. Ah, mais non, on etait deja sense partir hier! On lui tient tete et finalement tout le monde reste dans le car qui n'est meme pas plein. Apres de multiples verifications des billets des passagers, apres avoir fait changer des personnes de siege, on demarre enfin. On comprend mieux maintenant Sabrina (une allemande rencontree qui travaille a Istanbul) lorsqu'elle nous disait qu'il etait tres difficile de planifier un travail devant etre execute par des locaux qui repondent a ses directives par de joyeux ''Inch Allah''. Notons toutefois que, dans le car, on est choye. En plus des deux chauffeurs, il y a un steward qui apporte cafe, the, eau et petits cakes aux passagers.

6h du matin : a nous la Cappadoce.
Nous y resterons 3 jours afin de visiter et de se promener dans les vallees environnantes. La Cappadoce, c'est enormement de cailloux mais... de tres beaux cailloux, de toutes les couleurs et de toutes les formes.

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La Cappadoce, c'est aussi les habitations troglodytes.

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Le prochain spot de notre itineraire est le lac d'Eğirdir. Courageux que nous sommes, nous decidons de parcourir la majorite du trajet en bus! Heureusement, pas de soucis d'organisation cette fois et nous arrivons a destination a 3h du matin. A Eğirdir, nous retrouvons l'equipe des Doudous, Marie-Laure et Romain avec lesquels nous avions sympathise en Cappadoce.

Pause pendant une rando avec Marie-Laure

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Le lac vu d'en-haut

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Allez... apres ces quelques jours relax, ne faudrait-il pas se remettre a pedaler? 3 jours de velos nous separent de Pamukkale. Pendant ces 3 jours, nous traversons de petits villages. Nous n'en revenons pas de l'hospitalite des gens rencontres. Le premier soir, un fermier nous invite a dormir chez lui. On soupera avec la famille, assis par terre. Tout le monde, muni d'une fourchette, mange dans les memes plats. Nous sommes novices, nous suivons donc attentivement les gestes de nos hotes afin de savoir comment s'y prendre. Heureusement, la famille sourit de nos impairs.
Le lendemain sera une veritable etape gastronomique. Apres seulement 10 km, nous rencontrons Mehmet qui porte le lait de ses vaches au refroidiseur du village.

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Il nous invite a dejeuner chez lui (il ne fait pas le ramadan). A table: trois sortes de pain, du fromage, des noix, des oeufs cuits durs, des olives, des nectarines confites, des tomates, du choco, du lait chaud et du the. OUAWW! C'est bien repus et apres avoir longuement discute que nous reprenons la route. Une heure plus tard, une voiture nous arrete. Le monsieur habite le prochain village et insiste pour que l'on prenne le the chez lui. Un homme en mobylette nous rejoint, c'est l'imam du village. Tous ensemble nous nous dirigeons vers la maison. Il est 11h40, ''c'est l'heure du diner'', nous dit-on, ''Il faut manger''. Malgre nos tentatives de decliner cette invitation (on a tellement mange chez Mehmet), un plateau rempli de victuailles nous est apporte. C'est un peu mal a l'aise que nous mangerons donc tout seuls devant nos hotes qui font le ramadan.
20km plus tard, c'est un vieux couple qui insiste pour que l'on s'arrete chez eux afin de manger quelques poires et des raisins. A ce rythme, nous n'arriverons jamais a Pamukkale. Mais on ne s'en plaint pas: chaque halte est l'occasion d'agreables rencontres.
Le soir, nous demandons a un vieux monsieur dans un champ si nous pouvons y planter notre tente. Il nous dit de venir chez lui. Dans nos sacoches, melon, pommes, tomates, noix, tous ces aliments nous ont ete offerts sur la route. Nous les partageons avec notre hote. C'est une vraie petite fete qui s'improvise.
Le troisieme jour, apres beaucoup de grand-routes, nous arrivons a Pamukkale. Visite des piscines naturelles en calcaire et des sites archeologiques de Hierapolis et Aphrodisias.

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Apres la magnifique mais oppressante ville d'Istanbul, ces quelques jours nous ont devoile un autre visage de la Turquie. Si rouler a travers les petites localites fut souvent un reel plaisir (de par la generosite et l'accueil des autochtones), nuancons tout de meme : a l'approche des lieux touristiques, les enfants nous reclament de l'argent et nous avons parfois la tres grosse impression de payer des prix ''touriste'' pour certains aliments et services.
La Turquie c'est aussi le pays des petits boulots. Que ce soit au supermarche, a la gare routiere ou dans les patisseries, la ou dans nos pays une seule personne serait employee, il y en a 2 voire 3 en Turquie.
Demain nous pedalerons vers Selçuk pour y visiter les ruines d'Ephes.
Encore un petit mot avant de vous y retrouver : felicitations aux nouveaux parents et bienvenue aux nouveaux-nes. Le petit Clovis a rejoint Sophie et Vincent a la rue de la Station tandis que Basile fait la joie de Caroline et Michaël.

17:58 Écrit par Marie et Olivier dans 14 Turquie | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

17/09/2007

Turquie : hellomyfriendwheredoyoucomefrom?

Edirne fut notre premiere etape en Turquie. Simple lieu de passage pour beaucoup, cette petite ville valait bien un petit arret, surtout pour ses mosquees.

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La transition avec les villes bulgares est frappante. Beaucoup d'animation : cireurs de chaussures, livreurs de the, diseuses de bonne aventure.

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Apres un jour de visite, impatient d'atteindre Istanbul, on reprend la route. On joue au yo-yo: pendant 3 jours, montees et descentes se succedent, ca casse le rythme. Il y a encore plus de chiens que ce que l'on avait imagine. Kangals ou chiens errants, il nous est arrive d'etre entoures par une dizaine de gros toutous. Technique utilisee : freinage d'urgence et pied a terre. Croisons les doigts, jusque maintenant, cela s'est revele suffisant.

Sur le chemin, de nombreuses invitations a partager le the dans les cafes de village ou dans la rue. Malheureusement pour nous, nous n'y aurons plus droit : le ramadan vient de commencer (meme boire est interdit entre le lever et le coucher du soleil).

Le deuxieme jour apres notre depart d'Edirne, il n'a fait que de pleuvoir. Lorsque le soir nous decidons de nous arreter, nous sommes de grosses flaques ambulantes. Une dame nous autorise a planter la tente dans son jardin. Elle nous preparera un bon souper qui nous rechauffera et nous terminerons la soiree avec la famille, un the a la main, devant le match de foot Turquie-Hongrie. Ici ça ne rigole pas, au moment de l'hymne national, on se leve et on chante la main sur le coeur. Pendant la nuit, on est reveille par les tambours quı resonnent dans le village afın de reveiller la population qui doit se nourrir avant le lever du soleil.

Le jour suivant est celui de notre arrivee a Istanbul. Afin d'eviter la circulation chaotique decrite par les cyclistes qui y sont rentres en velo, nous avons roule jusque Sariyer, un port sur le Bosphore. De la, un ferry nous a emmenes au coeur de la cite.

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On avoue... On etait un peu emu. D'autant plus qu'entrer dans Istanbul par cette voie, nous a permis de nous approcher lentement de la ville et ses lumieres. Avec le coucher du soleil, c'etait magnifique.

A Istanbul, Klaus, qui nous avait heberges a Graz (Autriche), nous a accueillis. Les jours suivants, nous avons visite la ville en sa compagnie.

Qu'avons-nous a la main? Une bonne chope? Et bien non, de l'ayran, une sorte de yoghurt sale tres populaire ici ...

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Istanbul est une ville riche en monuments. Entre Aya Sofıa, la mosquee bleue et Topkapi Palace, il y a de quoi visiter.

L'interieur de Sainte Sofia, construite au VI siecle:

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La mosquee bleue, construite pour rivaliser avec sainte Sofia :

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La citerne ''basilique'', construite au VI siecle egalement :

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 Mais Istanbul c'est aussi toute une ambiance: des gens partout, les klaxons des taxis, les vendeurs de rue, le grand bazar, les gens qui prient sur le trottoir le jour du sabat si leur mosquee est deja remplie.

Le Grand Bazar:

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Priere dans la rue pour ceux n'ayant pas pu rentrer dans la mosquee :

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En cette periode de ramadan, apres l'appel du soir, tout le monde se precipite pour manger, les fast-foods, restaurants, mais aussi les pelouses des parcs sont pris d'assaut. Le spectacle est comique. Au travers des vitres, on apercoit, par exemple, les cuisiniers manger de bon appetit tout en devant preparer les plats pour les clients.

Petite ombre a ce tableau plein de vie: avec nos deux tetes de touristes allemands ou hollandais (dixit la majorite des gens rencontres depuis le debut du voyage) et notre guide Lonely Planet, on est accoste des dizaines de fois par jour pour acheter des tapis, des cartes postales, prendre un taxi, manger dans un resto... ''Hello my friend, where do you come from?'', la phrase typique pour aborder le touriste, nous exaspere.

Comme nous avons encore du temps devant nous, nous partirons demain soir en bus direction la Cappadoce. Tout en visitant, nous comptons rejoindre Izmir en velo. De la nous embarquerons le 9 octobre dans l'avion pour la Belgique.

A bientot donc... En Cappadoce!

 

Encore quelques photos :

Sur la route vers Istanbul :

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Souper avec Klaus et quelques autres couchsurfers et expatries :

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Sous le pont Galata, le poisson n'a aucune chance...

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15:34 Écrit par Marie et Olivier dans 14 Turquie | Lien permanent | Commentaires (9) |  Facebook |

09/09/2007

...Bulgarie

- Belogradcik et sa forteresse

- le village de Koprivchtitsa

- flaner a Sofıa

- la campagne bulgare et ses paysages (tres chouette en velo)

- Arbanassi pour ses deux petites eglises ouvertes au public

On a encore tant a decouvrir en Bulgarie. Beaucoup de touristes y viennent pour ses plages sur la Mer Noire, mais d'autres sites a l'interieur du  pays doivent valoir la peine (Plovdiv, le monastere de Rila,...).

20:29 Écrit par Marie et Olivier dans 99 Nos coups de coeur en ... | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Bulgarie: entre plaines et montagnes...

Notre sejour a Sofıa s'est cloture par une tres bonne soiree en compagnie de Zlatoslav (le monsieur qui nous avait donne de l'eau peu apres notre entree en Bulgarie), son epouse et ses petits-enfants. Le repas fut gargantuesque: des montagnes de grıllades, de salades et ... pour faire passer tout cela: un peu de rakya. Zlatoslav nous en apprend un peu plus sur lui : ancıen prof d'universite, il est aujourd'hui age de 70 ans. Bıen qu'il percoive une pension, cette derniere etant peu elevee, lui et sa femme exercent toujours une activite professionnelle.

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Sur les conseils de nombreux bulgares, nous tracons ensuite notre route vers le petit village de Koprivchtitsa. Apres 500 ans de domination ottomane, ce village devint en 1876 un des foyers de l'insurrection bulgare contre les envahisseurs. Les turcs ecraserent impitoyablement la rebellion, ce qui amena la Russie a reagir et a chasser les ottomans de Bulgarie. Prealablement a ce soulevement, un fort sentıment d'identite nationale bulgare s'etait developpe, se traduisant notamment dans l'architecture des maisons. Ce style appele ''renouveau national'' est parfaitement illustre dans certaines maisons de Koprivchtitsa.

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Apres cet intermede culturel, on a a nouveau fait travailler nos mollets. Pour arrıver au celebre monastere de Troyan, il faut passer un col qui nous fera grimper pendant 22km. Arrives au sommet, il fait gris, nous avons froid... Resultat : Ol tombe malade. Arret force d'une journee. Ol a choisi sa ville : il n'y a que des hotels a 3 ou 4 etoiles a Troyan. Heureusement, les 3 etoiles avec piscine et salle de fitness sont a 35 euros la chambre double en Bulgarie. Pendant qu'Ol dort, dort et dort, Marıe s'empifre de biscuits devant la tele.

Arrıvee au-dessus du col :

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Le monastere de Troyan:

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C'est par les petites routes que nous nous rendons ensuite a Veliko Tarnovo.

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On a bien essaye de prendre la grand route sur quelques kilometres mais c'etait bien trop dangereux! De toute maniere, les campagnes bulgares sont tout simplement charmantes. Avec les charrettes, les anes, les chevaux, les moutons, les chevres et les bergers, on se croirait le siecle passe.

Notre berger a-t-il trop force sur la rakya?

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Que dire encore de la Bulgarie?

N'y cherchez pas de supermarches, juste de petites epiceries qui proposent toutes les memes produits. Avec le yahourt, les paprıkas et la saucisse seche, les aliments de base sont tomates, concombres et fromage. Melangez ces trois derniers et vous obtiendrez la ''Chopska Salade'', une salade aux couleurs nationales. En Bulgarie, vous n'y echapperez pas. On ne sais pas comment font les restaurateurs mais ils proposent tout de meme une cuisine diversifiee et tres bon marche.

Un petit mot encore a propos des Tziganes. On en croise beaucoup sur les routes, se deplacant dans des charrettes bondees, de campement en campement. Les bulgares les considerent comme des voleurs. En tous cas leur style de vie en marge de la societe est tres intrigant...

Petıte eglıse d'Arbanassi pres de Veliko Tarnovo:

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Pirate en Bulgarie...

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Tri selectif en Bulgarie :

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Aujourd'hui, nous avons quitte la Bulgarie et ... nous y voıla... en Turquie, pays des minarets, du the, des petits gateaux au miel, des dürüms ... et aussı des chiens Kangals (de gros chiens de bergers qui s'occupent aussi bien des moutons que des mollets des cyclistes). Ok, notre vision actuelle de la Turquie est assez limitee, on saura vous en dire plus dans quelques temps. En attendant, 250 km nous separent d'İstanbul...

 

20:20 Écrit par Marie et Olivier dans 13 Bulgarie | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

30/08/2007

Bulgarie : sur la route de Sofia...

Voila la frontiere bulgare. Pour entrer dans le pays, il faut passer par la desinfection (un portique vaporisant un brouillard). On rigole deja en s'imaginant sortir vestes et pantalons de pluie mais finalement... cela ne concerne que les voitures et camions.
Il nous suffit de rouler quelques dizaines de metres pour realiser que la vie et les conditions de vie sont ici bien differents des pays deja parcourus. Des anes se baladent dans les rues, voitures et chariots tires par des chevaux se partagent le bitume.
Apres quelques kilometres, c'est la panne seche, nous n'avons plus d'eau et il fait tres chaud. Une voiture passe, Ol lui fait signe en montrant sa gourde et, coup de chance, le conducteur fait marche arriere. C'est un monsieur d'un soixantaine d'annees et qui sait parler allemand. Apres nous avoir donne de l'eau, lui  et son epouse nous proposent de les suivre jusqu'au prochain village afin de manger tous ensemble chez leur amie. Arrives sur place, l'amie en question est absente. Le monsieur veut que l'on mange tout de meme ensemble. Il se rend en voiture sur la place du village et demande a deux jeunes qu'il ne connait pas s'il peut cuisiner chez eux. Ces derniers acceptent! Nous voila donc reunis autour d'une table, occupes a manger fromage, pain, tomates, concombres (un grand classique ici) dans une maison villageoise assez spartiate. Un des jeunes (Nikolai, dit Niky) est policier a Vidin, ville ou nous comptons passer la nuit. Il nous invite a loger dans sa maison. Arrives sur place, on l'attend pendant une heure car on avait oublie que nous venions de changer de fuseau horaire en meme temp que de pays. Nikolai habite en fait le huitieme etage d'un immeuble. Ce fut un veritable cirque pour y monter velos et sacoches!

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Avec ses nieces, il nous fait visiter sa ville, Vidin. Parfois la discussion est comique : on parle avec les gestes, mais, chez les bulgares, on hoche la tete de haut en bas pour dire "non" et de gauche a droite pour signifier "oui".

Vente de pasteques a Vidin:

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Le lendemain, nous nous rendons a Belogradcik afin de visiter la forteresse et d'admirer les splendides rochers.

Les rochers de la region de Belogradcik :

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Nous y dormons dans un petit hotel a 12,5 euros la chambre double et passons notre soiree dans un petit resto. On y demande du pain pour accompagner notre repas et la serveuse nous apporte une tranche par personne Clin d'oeil. La vie en Bulgarie n'est pas chere... Il faut bien l'avouer, on en profite pour satisfaire nos estomacs.
Deux jours plus tard, nous sommes a Sofia dans une super petite auberge de jeunesse (Hostel Kervan) ou l'on s'est tout de suite senti a l'aise. On y rencontre des jeunes ayant voyage (1 an en Chine et 1 an en Coree pour l'un, petits jobs a Paris et Londres pour un autre,...). Apres avoir arpente les rues de la ville, nous passons d'agreables soirees avec eux autour de la table.
A Sofia, luxe et misere cohabitent : a cote des magasins de mode, de vieilles femmes tentent de vendre de miserables bouquets de fleurs ou proposent aux passants de se peser avec une antique balance pour quelques centimes de Leva.

Le marche de Sofia :

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 A cote des etalages, on vend de tout (cigarettes, epices,...)

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Eglise russe Sveti-Nikolai

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Aides par le personnel de l'auberge de jeunesse, nous avons trace notre itineraire bulgare. On espere y voir autant de beaux paysages que jusqu'ici. Encore 800km de decouvertes dans ce pays...

Quelques photos supplementaires :

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On souhaite une bonne rentree a tous les enseignants et etudiants. Allez, au boulot!Clin d'oeil

15:16 Écrit par Marie et Olivier dans 13 Bulgarie | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook |